Mercredi 24 septembre 2008, 19:50
Comment a-t-on pu ignorer jusqu’ici l’existence du premier Facebook Pub, qui a pourtant été révélée le mois dernier par le site Akel Hawa ?
Le Facebook Pub, comme son nom l’indique, est un bar de Beyrouth, où l’ambiance et la déco sont directement inspirés de Facebook. Un café où l’on se sent aussi bien que sur Facebook. Un endroit où le réseau social se dévirtualise enfin. Un lieu où l’on peut rencontrer des gens en chair et en os et même se faire des amis. Dingue ! On y trouve même un mur (pardon, un wall), où chacun peut poster afficher ce qu’il veut selon son humeur.

Quelques Tunisiens de Facebook, enthousiasmés par l’initiative, ont même créé un groupe pour la création d’un « FaceBook pub » en Tunisie, qui regroupe déjà plus de 4700 membres.
Et moi qui n’ai rien vu venir. Complètement à la masse. Je pensais même que la parodie qui suit, réalisée par les humoristes Idiots of Ants de BBC 3, n’allait rester qu’un sketch. Quelqu’un a de la DHEA ?
Traduction : Splashy.fr
Lundi 22 septembre 2008, 17:00
Combien de calories avez-vous brûlées aujourd’hui ? Pendant combien de kilomètres avez-vous marché ou couru ? Combien d’heures avez-vous dormi la nuit dernière ? Allez-vous garder votre ligne ?
Comment ça, vous ne savez pas ?
Ruez-vous donc sur Fitbit, le nouvel accessoire qui va bientôt faire fureur ! (enfin c’est ce qui s’est raconté à TechCrunch50 en tout cas…). Fitbit, c’est un petit capteur que vous placez dans une poche de pantalon ou de chemise ou que vous clippez votre pyjama (ben oui, comment voulez-vous compter vos heures de sommeil sinon, réfléchissez un peu !!). Un capteur qui enregistre toute votre activité corporelle et transmet vos stats par WiFi sur le Net.

Vous pouvez ensuite vous connecter sur le Web à votre compte FitBit, analyser vos données, et participer à des groupes pour vous fixer des objectifs de forme (bon, en anglais, ça sonne mieux : des collaborative fitness goals).
Bref, Fitbit, c’est le Weight Watchers pour les geeks.
Perso, j’attendrai la version 2.0 pour m’y mettre. Une petite puce insérée sous la peau, ce sera plus pratique.
(Fitbit sera lancé en fin d’année ou en début d’année prochaine. Vous pouvez laisser votre adresse sur le site. En plus, cette connerie n’est presque pas chère : 99 $)
Dimanche 21 septembre 2008, 14:57
Libé relaie ce week-end un joli scoop dévoilé par le collectif RTO (Résistance au travail obligatoire). Les agents des Allocations familiales se voient proposer une formation leur permettant de confondre scientifiquement les manipulateurs et fraudeurs lors des entretiens. La méthode, s’appuyant sur la sémantique, a pour nom IGACCE (Intervention globale en analyse de contenu et conduite d’entretien).
Extrait de la plaquette de la « fiche d’information générale » de la formation (téléchargeable sur le site du collectif RTO) :
L’intelligence sémantique « stratégique » ne se concentre pas uniquement sur la question de la crédibilité ou du mensonge. Elle vise, en effet, bien plus que le mensonge (chercher à discerner le vrai du faux). Elle traque l’intentionnalité : un « modus operandi » significatif de la présence d’une volonté qui cherche, de manière détournée, à en contourner une autre.
L’intelligence sémantique stratégique s’inscrit dans un cadre beaucoup plus large que celui du mensonge : un cadre d’essence subversive. Il existe, en effet, une différence fondamentale entre le mensonge et la subversion. Dans la subversion, il y a toujours quelque chose de vrai. La subversion mêle en proportion calculée, un peu de vrai, mais récupéré au service du faux (c’est l’introduction consciente d’un noyau de réalité, dans un discours conçu à des fins d’influence ou de manipulation).

N’attendez pas que je m’indigne de l’emploi de cette méthode. Car d’abord, elle est moderne. Pour une fois que l’administration fait appel aux dernières avancées de la science ! Ensuite car « le mensonge est partout. Et qu’on le veuille ou non, l’Homme est spontanément menteur », comme nous rappelle la fiche d’information technique. Enfin, ne pas traquer la subversion fraude, « serait ne pas respecter les Français », dixit notre cher président de la République en avril 2007.
Non, je ne demande qu’une chose. Qu’on puisse tous bénécier de cette formation et apprendre enfin à repérer scientifiquement, nous aussi, tous les discours subversifs.
Pas sûr que la subversion soit vraiment là où on nous l’annonce.
Samedi 20 septembre 2008, 17:46
Parmi les entreprises distinguées à TechCrunch50, la conférence où se sont pressées les start-ups les plus in du moment, figure Yammer.
Yammer, c’est un Twitter pour l’entreprise.
Pour ceux qui ne sauraient pas encore ce qu’est Twitter (j’ai des noms, j’en ai croisé hier), Twitter est un service qui permet de tenir au courant ses proches de son activité courante, par des messages de style SMS (140 caractères maximum), et inversement de suivre leur actualité. Autrement dit, Twitter permet de générer un fil d’actualité personnelle, depuis son ordinateur ou son téléphone mobile. Du style : « 7:30 : de mauvaise humeur ce matin – 8:15 : j’ai encore renversé mon café – 9:12 : j’ai bien aimé l’édito de Joffrin dans Libé – 12:35 : je mange un tartare en terrasse avec Marco – etc.« . Bon, d’accord, des fois c’est plus intelligent. Ca peut servir d’outil marketing, pour faire de la pub pour ses produits, partager ses pensées ou diffuser ses idées. D’ailleurs des personnalités aussi diverses que Loïc Le Meur, Benoît Hamon, Barack Obama ou Bertrand Delanoë (pendant la campagne des municipales) l’utilisent.
Yammer, c’est donc un Twitter pour les entreprises. Un fil d’actualité boulot.

« 9:15 : en rendez-vous avec De Mesmaeker – 10:30 : je termine le compte-rendu de la réunion d’hier soir – 11:56 : envoyé le draft du nouveau projet à la direction – 12:45 : pas terrible le saumon à la cantine – etc. »
Yammer, c’est cool, c’est fun et ça permet de savoir – sans perdre de temps à la machine à café – ce que font ses collègues. De chopper des infos, de demander des conseils ou de l’aide.
En plus, avec Yammer, même plus besoin de faire des rapports d’activité au patron.
Trop cool.
Jeudi 18 septembre 2008, 18:12
Alors que la Ville de Paris s’apprête à rebrancher le WiFi dans les bibliothèques, au grand dam de représentants du personnel et d’associations comme Priartem, j’ai enfin compris pourquoi certaines personnes ont des maux de tête à cause du WiFi.
Tout cela ne serait dû qu’à des brèches énergétiques dans leur aura.
Si, si.
C’est un monsieur très gentil qui me l’a expliqué sur le Net.
Il est énergéticien, et vous pouvez faire appel à lui si vous pensez être sensible aux ondes nocives.
En plus, pas besoin de vous déplacer pour vous faire colmater les brèches : ce jeune homme travaille à distance. Delanoë devrait l’embaucher.
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